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Fermoirs et/ou briquets ? Réflexions sur la typologie et la fonction de petits objets mérovingiens à partir de fouilles récentes en Wallonie.

https://landarc.fr/uploads/cahiers/pdf/35-Cahier_landarc_30.pdf?fbclid=IwAR33Diwc33EWg5y1eljdFnYTczY_xHmFu7c-SfrZKz2UBarppl0gyvfHYE4

Rapport sur nos expériences de mégie

Voici quelques unes des peaux qui ont été mégies durant l’été 2007.
Nous avons pu nous procurer ces peaux, fraîchement dépouillées, auprès d’un particulier.

La mégie n’a rien de magique… C’est « simplement » de la biochimie.

L’association pratique des expérimentations de tannage traditionnel uniquement sur des peaux d’animaux issus de notre alimentation, nous sommes contre le fait de tuer un animal uniquement pour son pelage ou son cuir.

Voici une courte vidéo pour vous montrer le ponçage et les textures obtenues: https://youtu.be/vdxeoESk3rY
Au début de la vidéo, il s’agit de la peau de mouton mégie. Ensuite, une peau de caprin mégie et rasée avec une lame d’obsidienne.

Nos expérimentations de l’été 2007

1.Les peaux de lapins

La peau de lapin est très fine et délicate, sur les conseils d’un tanneur professionnel, nous n’avons pas utilisé de couteau et avons tout fait avec les doigts. La couche de l’hypoderme se détache en une seule fois avec un peu de pratique, à la façon d’un opercule de pot de yaourt.

Reste le derme avec sa fourrure qui seront plongé dans un bain d’eau tiède où l’on ajoute un peu de sel, de l’alun, des œufs et de la farine. (Lien vers la recette précise)

La peau de lapin est très facile à traiter de cette façon, on peut dire qu’elle est « mégie » et non pas tannée car aucun tannin végétal n’a été utilisé.

Il faut arriver à trouver « l’ouverture facile »…

 

 

 

 

Après quatre jours de trempette, les peaux sont tendues sur un cadre et rangées dans un endroit frais en été, pour ne pas que l’eau s’évapore trop vite et que le collagène de la peau ne souffre de la température.

Cadre rudimentaire, cordon de maçon et beaucoup de soins pour tendre la peau.

 

 

 

 

L’opération la plus délicate est bien la mise en tension sur un cadre, la fine peau se déchire facilement, il est indispensable de tendre progressivement et sans forcer. Il faut utiliser une cordelette assez grosse pour ne pas fendre la peau lors de la tension. Ici pour ne pas tacher le cuir lors du perçage, nous avons fabriqué une pointe en os bien utile.

Une pointe réalisé dans un os d’une patte postérieure. L’éclat a été débité à la hachette puis poli sur pierre.
Un cadre rond fonctionne aussi, une simple branche de noisetier nouée fait l’affaire.
Un éclat de silex est parfait pour racler le côté chair, une fois la peau tendue sur cadre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2.Les peaux de caprin

Même traitement pour les peaux de caprin sauf que l’écharnage est plus physique. Lors de cette opération, nous n’avions pas de banc de tanneur, une planche bien plate nous a servi à écharner ces peaux très fraîches.  Le but est de ne pas abîmer le derme tout en enlevant les restes de chairs et de graisse.

Un couteau de sellier « demi-lune » est pratique pour écharner à plat.
La couche de graisse et les restes de chairs se détachent et laissent le derme apparaître.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois les peaux écharnées, elle sont pickelées. C’est à dire que le pH est progressivement baissé vers pH5. Pour cela, un eau légèrement vinaigrée est utile. Le bain de mégie est réalisé dans des grands bacs en bois, pierre ou des poubelles en plastique. Mais surtout pas en métal (zinc, acier..). Il faut remuer très souvent les peaux et les maintenir sous la surface avec des planches lestées. La température idéale pour réussir cette étape est 20°C (+/-5°C). La texture de la peau va changer, gonfler, blanchir légèrement. Au bout de 3/4/5 jours, selon la température, il faut sortir la peau du liquide. Puis la mettre à égoutter à l’ombre.

Il ne faut surtout pas rincer la peau, juste la mettre à égoutter.
Peau de jeune caprin, tendue et entreposée à l’ombre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, il est possible de commencer à les finitions. A l’aide d’un éclat de silex, la peau est grattée du côté chair pour enlever les débris de l’hypoderme. (Idem qu’avec la peau de lapin ci-dessus). Une fois la peau plus sèche, le ponçage peut commencer. Une pierre de volcan (pouzzolane) fait très bien l’affaire. Il y en a des plus ou moins rugueuses.

Ponçage à la pierre ponce.
Zoom sur la texture du côté chair: Pelucheux mais très doux.

 

 

 

 

 

 

Voici le résultat, après ponçage et séchage. Les peaux ont  gardé leurs poils et sont bien résistantes. La souplesse n’est pas tout à fait  parfaite cependant: Un palissonnage (action d’assouplir) est nécessaire avant un séchage complet de la peau.

Coté poil d’une peau de caprin mégie.
Coté chair de la même peau.
Rasage du pelage de caprin avec un éclat de silex.
Souplesse de la peau mégie après rasage.

 

 

3.La peau de mouton

Pour cette peau, nous avons procédé d’une autre façon. Les poils ont été épilés à la main, ce qui nous a évité d’utiliser des bains de cendre ou de chaux (solutions basiques) qui obligent à un long rinçage sous peine d’avoir du parchemin. Or, lors de ces expériences, nous ne disposions pas d’une grande quantité d’eau.

Le pelage est épilé à la main, c’est un long travail…

 

 

La peau est écharnée sur un banc de tanneur.

Un couteau et un banc de tanneur aimablement prêté par S. Baffie.

Après un bon rinçage, les peaux sont pickelées avec du son fermenté (pH 5), cette opération servirait à faire descendre le pH de la peau et la prépare à recevoir la « pâte à crêpes ». Une eau tiède légèrement vinaigrée peut faire l’affaire. Dans tous les cas, il faut éviter les chocs thermiques qui peuvent resserrer les pores de la peau et empêcher le traitement d’être efficace.

Ceci n’est pas un crumble mais bien un pickelage.

 

 

Une fermentation contrôlée permet de faire tomber les poils sans utiliser de bases (cendre, chaux), il rendrait le cuir plus souple mais cette opération nécessite plus d’expérience.

Ces images sont certes peu appétissantes mais il ne se dégage aucune odeur malsaine de ces traitements.

Nous avons mégi cette peau uniquement avec du sel et de l’alun. Le bain à duré 3/4 jours en remuant très souvent et à une température modérée et stable. Ensuite, elle a été mise à égoutter comme les peaux précédentes.

Comme  la peau est encore humide, du soin et de la douceur est nécessaire pour la mettre en tension. Cette étape est très importante pour étirer les fibres de collagène. Son aspect est rosé, quelques traces de couteau témoignent de notre inexpérience.

Peau de mouton sortie du bain de mégie et mise en tension.

 

 

Détail de l’aspect de la peau côté chair après la finition.

Coté fleur de la peau de mouton mégie et légèrement poncée.
Le coté chair de la même peau est un peu plus pelucheux.
C’est le couteau en obsidienne visible dans la vidéo.
Du « dragon glass » très coupant.

 

4.Conclusion

Nous sommes plutôt satisfaits de ces expériences. Les peaux obtenues sont souples, douces et d’un blanc immaculé. Plus de dix après, elles ont gardé le même aspect. Il est possible de travailler cette matière pour réaliser des bourses, des étuis et même des vêtements.

Le « tannage » à l’alun ou plutôt le mégis est une technique très ancienne.Une des plus ancienne source de son utilisation nous viens des Hittites (-2000 ans), c’est un sel natif double d’aluminium et de potassium.

Le rôle de l’alun n’est clairement pas encore expliqué de nos jours… Effectivement ça marche, pourquoi ça marche ? Nous ne le savons pas. Néanmoins, ce traitement n’est pas aussi durable que le tannage au tannins (jus d’écorces d’arbres), c’est pour cela que très peu de sources archéologiques sont répertoriées.

Il existe d’ autres modes de tannages, nous les avons brièvement répertoriés  dans un autre article.

Recette de mégis à « la pâte à crêpe »

Recette de mégie:

  •  Écharner la peau comme montré dans cet article, il y a un petit coup de main à prendre. Dans les 48 h après l’abattage.
    Si la peau est sèche / salée, il faut la rincer 24 heures dans l’eau de pluie propre. Mais le mieux est de procéder sur une peau fraîche.
  •  Préparation de la peau (pickelage) : 10 l d’eau et 10 poignées de borax (12h) puis rinçage ou bien étaler sur les peaux du son fermenté. De l’eau légèrement vinaigrée fonctionne aussi. Cela ouvre les pores et prépare à l’opération suivante. Le but est de descendre le pH de la peau progressivement vers pH5.
  • Dans 10 L d’eau tiède (25 °)verser 500 g d’alun, 100 g de sel, 6 jaunes d’œuf, 3 poignées de farine blanche, il faut bien dissoudre l’alun. Dans 10 L, nous avons fait 5 petites peaux de lapin.
  • Touiller et immerger les peaux 24 à 48 h, jusqu’à 72 h, examiner souvent la peau se gonfle légèrement et change d’aspect et de texture. Puis, garder la mixture dans un endroit tiède et remuer souvent.
  • Enfin rincer 10 minutes les peaux dans un 10 l d’eau tiède ajouté de 100 g de bicarbonate de soude.
  • Égoutter sur cadres ou perches sans exposer au soleil mais dans un courant d’air sec. Il vaut mieux palissonner avant séchage complet. Il s’agit de frotter la peau coté chair sur l’arête d’une planche ou d’une lame en métal pour l’assouplir: c’est une opération plutôt longue.

Au besoin poncer la peau au papier de verre gros pour amincir la peau.

Essayez de travailler la peau avant qu’elle soit complètement sèche et ne pas sécher trop brusquement la peau.

Voila ! Nous vous souhaitons une bonne mégie et n’hésitez pas à nous faire part de vos expériences.

Références bibliographiques:

– Cuir et peaux par Jacques Bérard et jacques Gobillard. Environ 125 pages. Très complet pour débuter.

– Savoir tanner les peaux de petite taille par J. Sudre. Essentiellement du traitement de peaux de lapin.


Essai de reconstitution d’un seau en « cuir bouilli » de la fin du 16ème ou du 17ème siècle

Ce seau en cuir durci a été commandé par le musée des pompiers de Lyon car cet objet manquait à leur collection.

Les modèles d’époque étant aussi onéreux qu’introuvables, j’ai eu pour mission de reconstituer le plus fidèlement possible ce seau d’après des documents issus d’une collection privée.

Il a été réalisé de deux couches de cuir de bovin de 3,5 mm, durci selon ma technique à la gélatine. Puis badigeonné d’huile de lin siccative.

Muni de renforts en cuir et en corde de chanvre, il est léger, étanche, rigide et incassable.

Les coutures au point sellier sont réalisées avec du fil de lin poissé.

 

Devant les ravages que pouvait provoquer un incendie dans une ville, par décret, chaque propriétaire de maison était tenu de faire fabriquer un certain nombre de seaux à incendie.

Il en existait aussi en tissu ou en osier.

 

 

 

Ce modèle a nécessité une trentaine d’heures de travail et tout autant pour établir le plan de réalisation.

Voici, ci-dessous, le seau original sur lequel je me suis appuyée pour réaliser cette reconstitution.

Le musée des pompiers de Lyon recherche tout texte ou image concernant la lutte contre les incendies, de l’antiquité jusqu’à  la fin du Moyen Age.

Merci d’envoyer les documents à association.orchis@gmail qui transmettra.

Notre essai de re-fabrication d’un étui en cuir « bouilli »

En quelques images, voici notre procédé pour fabriquer des étuis en cuir dit bouilli. Nous avons pris en exemple un modèle très connu datant du début du 15ème siècle, exposé au musée de Cluny.
Le peu d’outils nécessaires : un tranchet (couteau très fin et très coupant), une grande pierre dure et parfaitement plane, quelques baguettes taillées dans de l’os, une forme en bois et une rappe.

In some pictures, here is our process to make boiled leather cases. We took as an example a well-known model dating from the beginning of the 15th century, exhibited at the Cluny museum in Paris.

The few tools needed : a slicing knife (very thin and very sharp knife), a large hard and perfectly flat stone, some chopsticks carved in bone, a wooden form and a file.

Le cuir utilisé est du veau tanné à l’aide de végétaux d’une épaisseur de 8/10ème de mm, ce cuir est souple et sa fleur est  lisse :

The leather used is calf skin vegetable tanned of a thickness of 8/10 th of mm, this leather is supple and its grain is smooth :

Pour la colle, nous avons utilisé de la colle fabriquée à base de cartilages de porc : la colle forte. De nos jours, cette colle n’est plus disponible sous ce nom mais on peut en trouver au supermarché tout simplement au rayon pâtisserie, en effet la gélatine pour faire des gâteaux est de la colle forte.

J’ai essayé d’autres colles animales : nerf, os, peau … Mais, d’après mes quelques expériences, rien n’égale la colle de gélatine à part l’hictyocolle (colle de vessie natatoire d’esturgeon). Cette matière animale se trouve toujours dans le commerce comme fourniture pour l’art de la reliure. Toutefois, pour ne pas encourager la pèche de ce poisson devenu rare et maintenant heureusement protégé, je préfère  utiliser de la simple gélatine pour gâteaux.

For the glue, we used glue made from pork cartilage : the strong glue. Nowadays, this glue is no longer available under this name but can be found at the supermarket just pastry department, indeed the gelatin to make cakes is strong glue.

I tried other animal glues : nerve, bone, skin… But, according to my few experiments, nothing matches the gelatin glue except the hictyocolle (swim bladder sturgeon). This animal material is still commercially available as a supply for the art of bookbinding. However, not to encourage the fishing of this rare and now fortunately protected fish, I prefer to use simple gelatin for cakes.

Passons à la pratique :
Préparation de la colle forte de gélatine : Dans un pot (à confiture), mettre quelques feuilles de gélatine (au besoin les casser) puis ajouter l’eau froide pour couvrir à hauteur. Une fois les feuilles bien ramollies, faire chauffer doucement le pot au bain-marie en remuant. A partir de 23 °C, les fibres de collagène de la gélatine se séparent les unes des autres et on obtient un liquide homogène et transparent. En contrôlant la température avec un thermomètre,  il est maintenant possible de tremper le cuir dans cette colle.

Let’s move on to practice : Preparation of the strong gelatin glue: In a jar (jam), put 2 sheets of gelatine (if necessary break them) then add the cold water to cover at height. Once the leaves are well softened, gently heat the pot in a bain-marie stirring. From 23 ° C., the collagen fibers of the gelatin separate from one another and a homogeneous and transparent liquid is obtained. By controlling the temperature with a thermometer, it is now possible to soak the leather in this glue.

Un dégagement de bulles est visible, accompagné d’un bruit d’ébullition. En quelques secondes, le cuir fin est totalement imprégné du liquide, il est flasque et gluant.

A bubbling is visible, along with a boiling noise. In a few seconds, the fine leather is completely impregnated with liquid, it is flaccid and sticky.

Remarque : Il est plausible que de cette étape où les bulles d’air s’échappent vienne l’appellation cuir bouilli. Cela ressemble tout à fait à une ébullition mais la température du liquide employé est bien en dessous de 40 °C.

Note : It is plausible that from this stage where the air bubbles escape come the boiled leather name. This is very similar to boiling, but the temperature of the liquid used is well below 40 ° C.

Remarque :  Lors du trempage du cuir la température de la colle ne doit pas dépasser 37 °C sous peine d’abîmer définitivement la structure du cuir. Une température de 32 °C est optimum, plus froid  le liquide pénètre plus lentement dans le cuir mais cela n’est pas un problème.

Note : When soaking the leather, the temperature of the glue should not exceed 37 ° C, otherwise the structure of the leather will be damaged. A temperature of 27 ° C is optimum, colder the liquid penetrates more slowly in the leather but this is not a problem.

Ensuite le bout de cuir est placé sur la pierre et paré à l’aide du tranchet :

Then the piece of leather is placed on the stone and trimmed with the tranchet :

Le parage est indispensable pour ne pas faire de « marches » sur les raccords, ce qui serait disgracieux et fragile.
Aidé de la colle gluante, le cuir adhère à la pierre et facilite ce travail très délicat.

Trimming is essential to not make « steps » on the fittings, which would be unsightly and fragile.
Aided glue sticky, the leather adheres to the stone and facilitates this very delicate work.

Remarque : La surface du cuir est utilisée au maximum, les chûtes de cuir sont minimes, il reste seulement  quelques fins copeaux. Il est tout à fait possible de parer le cuir avant de le tremper dans la colle.

Note : The leather surface is used to the maximum, the leather falls are minimal, there are only a few fine chips left. It is quite possible to trim the leather before dipping it into the glue.

Le cuir est disposé sur la forme, les jointures sont fixées avec un bâtonnet en os :

The leather is arranged on the shape, the joints are fixed with a bone stick :

Les jointures sont lissées :

The joins are smoothed:

Les rectangles de cuir épais maintiennent les passants en forme.

Thick leather rectangles keep passers-by in shape.

Il ne reste plus qu’à décorer l’objet avant qu’il ne soit complètement sec :

It remains only to decorate the object before it is completely dry :

Les motifs sont incisés avec un fine lame, le fond est « repoussé » en utilisant un outil en os fait maison. Une fois sec, l’objet est huilé avec un mélange d’huile de lin et de cire.

The patterns are incised with a thin blade, the bottom is « repulsed » using a homemade bone tool. Once dry, the object is oiled with a mixture of linseed oil and wax.

Remarque : On peut dire que cette boîte est entièrement faîte de collagène,en effet le mot collagène vient de termes grecs signifiant « qui fait la colle » or le cuir lui-même est constitué de cette substance. L’ajout de collagène augmente la densité du cuir (l’air chassé est remplacé par la colle et les fibres du cuir sont renforcées).

Note : It can be said that this box is entirely made of collagen, indeed the word collagen comes from Greek terms meaning « who makes the glue » or the leather itself is made of this substance. The addition of collagen increases the density of the leather (the hunted air is replaced by the glue and the fibers of the leather are reinforced).

Résultat final :
Le couvercle s’emboîte, il est parfaitement ajusté.

Final result :
The lid fits, it is perfectly adjusted.

 

Référence bibliographique : Eva Halasz-Csiba « Le cuir à fleur de peau » 2001 ISBN : 2876603195